La succession de Mathieu MICHY en Auvergne

Je vais vous parler aujourd’hui d’un de mes ancêtres auvergnats, Mathieu MICHY (1768-1840). D’abord métayer, il finira par accéder à la propriété. Sa succession nous réserve quelques surprises…

Son enfance

Mathieu MICHY naît le 18 mars 1768 au domaine de Lorbagnat, paroisse de Condat-lès-Montboissier (63).

1768-03-18 naissance Michy Mathieu
Baptême de Mathieu MICHY à Condat-lès-Montboissier – 1768 – AD63

« Le dix huit mars mil sept cens soisante huit, a esté baptisé Mathieu Michy fils legitime a Gabriel Michy, et a Marguerite Couder son epouse, né au domaine de Lorbaniat sur cette paroisse a esté baptisé le mesme jour son parrain Mathieu Couder aieul, sa maraine Antoinette Giron aieule de l’enfant tous journaliers qui ont declares ne sçavoir signer de ce enquis. »

C’est le deuxième d’une fratrie de onze enfants. Ses parents, Gabriel MICHY et Marguerite COUDERT, se sont mariés le 19 septembre 1763 à Condat.

Son père est métayer. Il exerce au domaine de Lorbagnat de 1763 à 1779. En 1782 et 1783, on retrouve la famille au domaine de la Chassagne. Puis ils quittent la paroisse de Condat pour s’installer dans celle voisine d’Egliseneuve-des-Liards (63), à la Vigerie, à partir de 1785.

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Lorbagnat, la Chassagne et la Vigerie sur la carte de Cassini – Géoportail

Son mariage avec Marguerite GIDON

Mathieu MICHY épouse Marguerite GIDON le 22 pluviôse an III (10/02/1795) à Egliseneuve. Marguerite est née à Brossanges, paroisse de Sugères (63), de Sébastien GIDON et Benoîte GIRON.

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Mariage MICHY-GIDON à Egliseneuve-des-Liards – 1795 – AD63

« L’an trois de la rép fr une ind et imp, a dix heures du matin, par devant moy Jean Morel, membre du conseil general de la comune d’Egliseneuve-de-Liard, département du Puy-de-Dôme, elu le 23 9bre 1792 pour rediger les actes destines a constater, la naissance, mariage et décès des citoyens, sont comparus dans la maison comune pour contracter mariage, d’une part, Mathieu Michi, agé de vingt six, cultivateur, domicilié du lieu de la Vigerie, sud. Departement, fils a Gabriel, metayer au lieu de la Vigerie et de Margueritte Coudert son epouse ; d’autre part Margueritte Gidon agée de vingt un ans fille mineure a Sebastien et a Benoitte Giron son epouse, cultivateur du lieu de Brossanges comune de Sugeres. Lesquels futurs conjoints etaient accompagnés de Mathieu Michi, agé de trente deux ans, bouvier au lieu de Liberti comune de Condat, d’Antoine Michi, agé de quarente ans, laboureur, domicilié de Maydat Petit oncle du futur, le premier frere, de Jean Giron soussigné grand-père de la future, cultivateur, domicilié du village de Monmorin comune de Condat, de Pierre Simondet agé de quarente six ans, cultivateur, hant de Planissard cne de Sugeres, oncle paternel de la future ; moy dit Morel après avoir fait lecture en presence des parties et des temoins 1° de l’acte de naissance de Mathieu Michi en datte du 18 mars 1768 qui constate qu’il est né dans la comune de Condat du légitime mariage entre Gabriel Michi et Margueritte Coudert 2° l’acte de naissance de Margueritte Gidon en d’atte du 15 avril 1774 qui porte qu’elle est née dans la comune de Sugeres du legitime mariage entre Sebastien Gidon et Benoitte Giron 3° de l’acte de publication de promesse de mariage entre les futurs conjoints, dressé par Jean Morel à ? le 10e du susd mois et affichée a la principale porte de la maison cne et public 4° après aussi que Mathieu Michi et Margueritte Gidon ont eu declaré à haute voix se prendre mutuellement pour epoux j’ai prononcé, au nom de la loi, que Mathieu Michi et Margueritte Gidon sont unis en mariage, et j’ai rédigé le présent acte que les parties, Mathieu Michi, Antoine Michi, Pierre Simondet n’ont sû signer Jean Giron a signé avec moy fait en la maison cne lesusd jour mois et an cy dessus. »

Le couple s’installe à la Vigerie : Mathieu devient métayer à la suite de ses parents.

Un premier fils, prénommé Gabriel comme son grand-père paternel, naît le 8 germinal an IV (28/03/1796). Puis vient Sébastien, qui porte le prénom de son autre grand-père, le 17 pluviôse an VI (05/02/1798). Malheureusement, un an plus tard, le 14 messidor an VII (02/07/1799) le couple a la douleur de perdre son fils aîné Gabriel, alors âgé de 3 ans. Marguerite GIDON donne ensuite naissance à un troisième fils, Barthélémy : c’est le prénom du frère aîné de Mathieu, qui lui-même le tenait de son grand-père paternel !

Mathieu perd son père Gabriel MICHY le 29 nivôse an XI (19/01/1803) : celui-ci décède laboureur à la Vigerie à l’âge de 62 ans.

Deux ans plus tard naît la première fille du couple, Antoinette, le 23 brumaire an XIII (14/11/1804). Enfin mon ancêtre Marthe (dite « Anne Marthe ») naîtra six ans et demi plus tard, le 3 juin 1811.

Mathieu et sa famille quittent la Vigerie entre 1811 et 1814. Ils s’installent à Lorbagnat, le village natal de Mathieu sur la commune de Condat, où ils deviennent propriétaires et cultivateurs.

C’est Barthélémy, le frère aîné de Mathieu, qui reprend la métaierie de la Vigerie à sa suite. C’est là que leur mère Marguerite COUDERT décède le 31 décembre 1814 à l’âge de 72 ans.

Le mariage de ses enfants

Mathieu MICHY et son épouse ont donc quatre enfants vivants : Sébastien, Barthélémy, Antoinette et Anne Marthe. Ils auront la chance de tous les marier.

C’est l’aîné, Sébastien, qui ouvre le bal en épousant Jeanne AHOND, originaire de Saint-Germain-l’Herm (63), le 19 août 1822 à Condat.

Puis Antoinette épouse Blaise GIRON, cultivateur au hameau de la Perrerie, commune de Condat, le 8 septembre 1826.

Mon ancêtre Anne Marthe MICHY épouse Jean ANGLADE, originaire d’Echandelys (63), le 19 juin 1831 à Condat, après avoir passé un contrat de mariage le 2 juin devant Me MARTIN, notaire à Brousse. Mathieu MICHY y promet à sa fille la somme de 2000F en avancement d’hoirie.

Et c’est enfin Barthélémy qui, trois mois plus tard, épouse Claudine ANGLADE (la soeur de Jean) le 22 septembre 1831 à Echandelys. Eux aussi ont passé un contrat de mariage, devant Me CHABOISSIER le jour-même, dans lequel Mathieu MICHY promet à son fils 2300F en avancement d’hoirie.

Ce n’est que le 24 septembre 1839 que Mathieu MICHY finira de s’acquitter de la somme promise à ses enfants Anne Marthe et Barthélémy. La quittance est passée devant Me MARTIN, notaire à Brousse (63). On y apprend que les sommes ont été versées en sept fois, entre 1833 et 1839.

1836 Michy
Recensement de 1836 à Condat-lès-Montboissier – AD63

L’aîné Sébastien reste à Lorbagnat avec son père. Les trois autres s’installent avec leurs conjoints, qui à la Perrerie commune de Condat, qui à Labat commune d’Echandelys. C’est ce que nous confirment les tables du recensement de 1836.

Dernières volontés et fin de vie

En 1840, Mathieu MICHY, toujours cultivateur à Lorbagnat, va avoir 72 ans. Il sent sans doute la fin venir, car il se décide à rédiger ses dernières volontés le 12 mars devant Me BARRIERE à Saint-Germain-l’Herm.

testament
Testament de Mathieu MICHY – 5 E 8 532 – AD63

« De mon mariage avec Marguerite Gidon sont issus quatre enfans actuellement vivans, 1° Sebastien Michy mon ainé demeurant avec moi, 2° Barthelemi Michy second demeurant au lieu de Labat commune d’Echandely 3° Antoinette Michy femme de Blaize Giron demeurant a la Perrerye commune de Condat, 4° enfin Anne Marthe femme a Jean Anglade demeurant aussi a Labat commune d’Echandely ;

Craignant qu’après mon décès mes dits enfans et gendres n’élevent des difficultés pour le partage de mes biens et n’en dissipent en frais une partie, j’ai voulu regler par le present acte mes dispositions pour cause de mort, pour remedier aux dits inconveniens »

Mathieu fait alors le bilan en ce qui concerne le mariage de ses enfants et ce que chacun a reçu :

« Suivant le contrat de mariage de Sebastien Michy mon fils aine avec Jeanne Ahond, j’ai institue mondit fils heritier par preciput et hors part et sans prejudice à sa portion virile, d’un quart de tous mes biens meubles et immeubles composans ma succession ; ma femme lui a fait le meme avantage ;

Lors du mariage de Barthelemi Michy mon second fils, je lui ai donné a titre d’avancement d’hoirie et rapportable une somme de 2300 F et plusieurs ameublement d’une valeur de 200 F ;

Au mariage d’Antoinette Michy avec Blaize Giron, je lui ai constitué aussi a titre d’avancement d’hoirie une somme de 1500 F, plus un trousseau et ameublement en valeur de 250 F ;

En mariant Anne Marthe ma fille seconde avec Jean Anglade, elle a aussi recu de moi un avancement d’hoirie de 2000 F, en sus un trousseau et ameublement de 250 F. »

Avant de procéder au partage, quelques clarifications s’imposent. Premièrement, Mathieu a reçu 4000 F du chef de sa femme, qui se trouvent confondus dans les biens qu’il va partager. Deuxièmement, le trousseau de sa belle-fille Jeanne AHOND se trouve dans sa maison : avant le partage de ses biens meubles il faudra retirer ces objets.

Vient ensuite l’estimation des biens immeubles :

« Ma succession immobiliere se compose des batimens d’habitation grange, ecuries, aisances, jardin, pres terres pacages et bois le tout situé au lieu et dependances de Lorbaniat le tout estimé par moi à la somme de 8866 F ;

A cette somme il faut ajouter futurement celle de 2300 F que j’ai payee a mon fils second Barthelemi, celle de 1500 F payée a ma fille femme Giron et celle de 2000 F aussi payée a ma seconde fille femme Anglade

Sur ces valeurs il faut en retrancher une somme de 2400 F que je crois devoir en vertu de titres authentiques. »

L’actif à partager se monte donc à la somme de 12266 F. Reste à déterminer quelle part revient à qui : Sébastien, l’aîné, aura un quart par avantage, plus sa part dans les trois quarts restants, soit 5366 F.  Les trois autres enfants auront chacun 2300 F. Mathieu forme ensuite les lots pour chacun de ses enfants.

Son fils aîné Sébastien recevra ses bâtiments d’habitation, d’exploitation, aisances, cours et jardins ; un pré appelé Condat de 30a ; un autre pré appelle La Goutte de 40a ; un héritage en nature de pré, terres et pacage de 2ha ; une terre appelée Du Bessique de 2ha ; une terre appelée le Jardin de 32a ; une parcelle en nature de berge, terre et bois essences hêtre et chêne de 3ha ; une pâture ou terre vague appelée la Cote du Moulin Rouge de 40a.

Son fils suivant Barthélémy a déjà reçu 2300 F en avancement pour lui faciliter son établissement, il se trouve donc « couvert et satisfait ».

Antoinette, la femme GIRON n’a reçu que 1500 F. Sa part est donc complétée avec une terre appelée les Cotes de 1ha.

Enfin Anne Marthe sa fille femme ANGLADE, qui n’a reçu que 2000 F, reçoit une terre et bois attenant appelés la Côte du Moulin Rouge de 60a et une partie du pré appelé Moulin Rouge de 40a.

Mais ce n’est pas encore fini :

« Je declare que je puis devoir entour 2400 F comme je l’ai déjà dit, en vertu d’actes authentiques, comme malheureusement les mariages peu avantageux faits par mes filles me font craindre que mes gendres ne payassent pas sans de grands frais mesdites dettes, je prie mon fils aine de les acquitter et pour cela je lui abondonne la propriété des heritages ci-après, sans prejudice aux droits qu’auront mes autres enfans s’ils veulent payer leur quote parte, de prendre leur portion dans les immeubles ci-après »

Sébastien reçoit donc en supplément et en compensation du futur acquittement de ces dettes, un pré appelé le Moulin Rouge de 60a et une terre appelée Du Bussique de 2ha.

« Si toutefois au moment de mon décès mes dettes ne s’elevaient pas a la somme de 2400 F, mon fils sera tenu de faire compte de la différence a ses freres et sœurs en argent ou en biens dans les heritages ci-dessus destinés à cet acquittement, si au contraire elles excedaient cette somme il ne sera tenu que de payer sa part dans les proportions déjà établies. »

Mathieu lègue enfin un quart de ses immeubles en usufruit à son épouse. Il a disposé dans le partage de 4000 F lui appartenant, « de sorte que si ma femme ne se contentait pas de la jouissance que je lui donne, chacun de mes enfans sera tenu de lui rembourser la part à sa charge. »

Reste un dernier point :

« Mon fils ainé en recevant le quart par avantage il était chargé de payer à son frère Barthelemi une somme de 300 F j’annulle cete disposition voulant que mon dit fils en profite attendu que mondit fils Barthelemi ne se trouvera grevé d’aucune charge pour l’usufruit donné à ma femme, puisqu’il a été couvert depuis long temps de ce qui lui serait revenu en ma succession ; et si toute fois il venait a ne plus vouloir s’immicer dans ma future succession, j’engage ma femme a ne lui rien demander soit pour ses reprises soit pour son usufruit.

Telles sont toutes mes volontés et dispositions dernières. »

Mathieu MICHY décède cinq mois plus tard, le 8 août 1840 à Lorbagnat, à l’âge de 72 ans.

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Décès de Mathieu MICHY à Condat-lès-Montboissier – 1840 – AD63

« L’an mil huit cent quarante, le neuf du mois d’août, à huit heures du matin, pardevant nous François Degeorge, adjoint faisant les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de Condat, canton de Saint Germain l’Herm, département du Puy-de-Dôme, sont comparus Pierre Fayolle, agé de soixante quatre ans et Michel Simondat, agé de cinquante ans tous les deux cultivateurs et voisins du défunt habitants le lieu de Lourbagnats, de cette commune de Condat. Lesquels nous ont déclarés que le huit dudit mois à deux heures du matin, Mathieu Michi, agé de soixante douze ans cultivateur, mari de Marguerite Gidon, est décédé en sa maison audit lieu de Lourbagnats, ainsi que nous nous en sommes assurés du décès, et les déclarans ont déclarés ne savoir signé de ce enquis après que lecture leur à été faite du présent acte. »

Le règlement de la succession mobilière

La succession immobilière a été réglée par le testament de Mathieu MICHY. Reste à partager les meubles. Dix jours après le décès, le 18 août 1840, trois des enfants MICHY se retrouvent devant Me BARRIERE à Saint-Germain-l’Herm : Barthélémy et Anne Marthe cèdent leur part à leur frère Sébastien moyennant 45 F chacun.

« Le dit Mathieu Michy est décédé depuis quelques jours lesdits Barthelemy Michy et Anglade ne voulant point s’immicer dans la succession mobilière ont par ces présentes vendu tout ce qui pouvaient leur revenir mobilierement dans cette succession au dit Sebastien Michy qui l’accepte

Cette vente est faite moyennant le prix et somme de quatre vingt dix francs quarante cinq francs pour chacun laquelle somme a été payé comptant comme le déclarent les vendeurs dont quittance

En outre du dit prix le Sr acquéreur reste chargé de faire les rapports relatifs aux trousseaux ou ameublemens qui leur ont été constitué dans leur contrat de mariage et qu’ils étaient tenus de rapporter, soit légalement soit en vertu du testament précité lesquels s’élèvent à la somme de quatre cent cinquante francs »

Le dernier rebondissement dont j’aie connaissance se joue quelques semaines plus tard, le 3 septembre 1840. Sébastien MICHY et sa mère Marguerite GIDON convoquent le notaire à Lorbagnat pour réaliser un inventaire. Pour quelle raison, me demanderez-vous, la situation ne semble pourtant pas l’exiger ? Voilà le fin mot de l’histoire :

« Il existe encore dudit feu Michy une autre fille Antonette Michy femme de Blaize Giron, ce dernier sans domicile on ignore ou il est, sa femme qu’il a abandonnée habite chez les dits requerans et le present inventaire est fait seulement pour eviter aux dits requerans des contestations que pourraient leur suciter le dit Blaize Giron en cas de retour »

Comment disait-il déjà ? « Comme malheureusement les mariages peu avantageux faits par mes filles me font craindre que mes gendres ne payassent pas sans de grands frais mesdites dettes… » Dans ce cas c’est le moins qu’on puisse dire en effet ! Mais voilà une situation qui fait bien mon affaire, car elle va me permettre de rentrer dans la maison de Mathieu MICHY… Laissons-nous guider !

inventaire
Inventaire après décès de Mathieu MICHY – 5 E 8 533 – AD63

« Dans la cuisine situé au rez de chaussee il s’y est trouvé les objets suivans : deux armoires à deux portes avec leurs fers en bois dur (40F) ; une table avec des tiroirs et deux bares (3F) ; deux bois de lit clos (6F) ; une huche a petrir (3F) ; deux petits coffres (2F) ; une horloge avec sa caisse (20F) ; une cremaliere et pele (1F) ; une marmite et chaudiere en fonte (3F) ; six cuillieres et six fourchettes (1F) ; six ecuelles trois plats, des pots en terre deux (1F) ; une poêle a frire une lampe en cuivre un choderon aussi en cuivre (3F) ; deux lits garnis mais en mauvais etat (20F).

Il ne s’est plus rien trouvé à inventorier dans la cuisine nous avons passé dans une chambre a la suite de la dite cuisine ou il s’y est trouvé a inventorier les objets suivans : les habits du defunt compris de deux pantalons deux vestes deux gilets, une paire d’habits presque ? (5F) ; deux coffres vieux ? en bois dur (4F) ; deux bans une table quatre chaises (3F) ; deux bouteilles et six verres à boire (50c) ; huit drap de lit en mauvais etat (20F) ; deux nappes (2F).

Il ne s’est plus rien trouvé à inventorier dans la dite chambre nous sommes monté au premier il y avait un coffre mauvais (1F) ; cinq paniers ou paliats (50c) ; un crochet (3F) ; une paire de cardes et de peignes pour le chanvre (1F).

Ne s’étant plus rien trouvé à inventorier dans la maison nous sommes allé dans la grange ou nous avons decouvert les objets suivans : deux fourches en fer, trois instrumens a battre le ble deux instrumens a passer le ble ou tamis (1F) ; trois rataux (30c) ; deux mille kilogrames foin (60F) ; treize cents gerbes de blé seigle (260F) ; quatre cents gerbes d’avoine (20F).

Dans l’écurie à la suite de la grange il s’y est trouvé trois vaches agées une de dix ans, l’autre de neuf et la troisième de huit, poele blanc et bey et une bey (260F) ; deux genisses l’une agée de deux ans et l’autre d’un an, poele bey et bey et blanc (90F) ; enfin un veau de quinze jours (3F) ; un bigot, un porte fumier deux jougs garnis cinq attaches en fer pour les vaches (10F) ; un lit garni avec le bois (6F).

Dans une autre ecurie il s’y est trouvé les objets suivans : onze brebis et treize agneaux (70F) ; un parc avec douze clefs et une maison rustique en mauvais etat (6F) ; une hersse, deux charrues avec leurs socs et fers (6F) ; un char garni, propre a aller au champ usé, un char a deux roues ? et un tombereau (10F) ; une chaine en fer, une hache une h…ette un taraire, deux pioches, un taille p…, une p… en fer deux faux, deux faussilles, une pele d’… en fer (12F) ; une meule (1F).

Il ne s’est plus rien trouvé à inventorier dans les dits batimens, nous sommes descendu a la cave et nous avons trouvé un tonneau cerclé en fer contenant un hectolitre vin (5F).

Dans la cour nous avons vu une truie avec quatre petits cochons (40F), plus du bois de chauffage entour un char (5F), plus un treneau (1F).

Total 1009F 30c.

A l’instant il a été declaré que l’on avait oublié les chemises du défunt au nombre de six (5F).

N’ayant plus rien trouvé à inventorier en fait d’objets mobiliers nous avons demandé s’il existait des titres de creances, papiers de famille et titres de propriété, les requereurs nous ont declaré n’en point avoir.

Les trousseau et ameublement de la femme de Sebastien Michy n’ont point été inventoriés son contrat de mariage les indiquant il sera facile de les reconnaitre. »

Je ne sais pas si Blaise GIRON a fini par revenir…

Quant à Marguerite GIDON, elle survivra 26 ans à son époux ! Elle décédera le 5 août 1866 à Lorbagnat, à l’âge vénérable de 92 ans.

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