H comme Hôtel-Dieu – Saint-Martial-le-Vieux (23)

Mon challengeAZ 2020 a pour thème les actes de sépulture et leurs mentions insolites. Pour cette lettre H, je vous parle du décès à l’Hôtel-Dieu de Paris de Jean CHAMPARNAUD.

L’acte de sépulture

Commençons par l’acte brut, que l’on retrouve dans les registres BMS de Saint-Martial-le-Vieux (23) en date du 18 septembre 1788 :

Hôtel-Dieu 1788-09-18 décès Champarnaud Jean
Acte de Sépulture de Jean CHAMPARNAUD à Saint-Martial-le-Vieux – 1788 – AD23

« Le dix huit septembre mil sept cent quatre vingt huit Jean Champarnaud vivant mari de Michele Barbier de l’etat de labr du village de Becharias en cette psse est décédé a l’Hotel-Dieu de Paris, ou il etoit entré malade le dix sept aoust même année, comme il appert par un extrait des registres de lad maison signé Mottet vic en datte du 21 7bre susd année ; en foi de quoi nous curé soussigné avons inscrit en ces registres le présent acte mortuaire pour servir en temps que de raison, le six octobre mil sept cent quatre vingt huit »

La protagoniste : Jean CHAMPARNAUD, SOSA 914

Jean CHAMPARNAUD est né le 3 juin 1731 à Bécharias, hameau dépendant de la paroisse de Saint-Martial-le-Vieux (23). Ses parents sont homme et femme de labeur.

A 23 ans, il épouse Jeanne SIMONET dans la paroisse voisine de Couffy-sur-Sarsonne (19), le 4 février 1755. Jeanne tombe très vite enceinte, elle accouche un an plus tard, le 7 mars 1756, d’un petit Marien. Elle ne survivra malheureusement pas à l’accouchement et s’éteint le 12 mars, laissant Jean veuf à 24 ans.

Jean se remarie trois mois plus tard, le 1er juin 1756, avec Michelle BARBIER à Saint-Martial-le-Vieux. Elle lui donnera deux enfants : Marie (1758-1817) et Guy (1760).

Becharias
Bécharias, Saint-Martial-le-Vieux et Couffy-sur-Sarsonne sur la carte de Cassini – Géoportail

C’est dans de surprenantes circonstances que Jean, qui exerce le métier de laboureur, s’éteint à Paris à l’âge de 57 ans.

Retour sur les circonstances du décès

Jean, qui est donc laboureur (pas la profession la plus mobile qui soit), s’en va donc à Paris, où il tombe malade, est hospitalisé à l’Hôtel-Dieu le 17 août 1788 et y décède un mois plus tard.

Paris se situant tout de même à 390 km au nord de Saint-Martial-le-Vieux ! Voilà qui est très intrigant. Qu’est-ce qui peut pousser un laboureur limousin à monter à la capitale ?

A moins que Jean ne soit pas que laboureur, mais qu’il fasse partie de ces cohortes de maçons creusois qui migraient saisonnièrement pour arrondir leurs fins de mois ? Sur quel chantier Jean pouvait-il bien travailler dans ce cas ?

Voilà autant de questions qui resteront sans réponse…

19 réflexions sur “H comme Hôtel-Dieu – Saint-Martial-le-Vieux (23)

  1. wolfram2011

    Les archives de l’hôpital existent-elles pour cette période ? En regardant les registres d’entrées et de décès (je ne pense pas qu’il y ai de dossier de patients à l’époque) il y aura peut-être un autre métier d’indiqué? Ou au moins une indication sur la cause de son hospitalisation ?

    Aimé par 1 personne

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