P comme PLISCINIER François Joseph, maître maçon

Je profite de ce challengeAZ 2019 pour vous présenter la branche de mon conjoint originaire de Condé-sur-l’Escaut (59). Pour cette lettre P, je vais vous parler de François Joseph PLISCINIER, et plus précisément de son remariage.

Son premier mariage avec Marie Claude DUPONT

François Joseph PLISCINIER serait né vers 1655, dans un endroit qui m’est inconnu. Au fil des actes, son nom de famille sera orthographié PLISCINIER, PLISCINIERE, PRISINIERE ou PRISCINIERE, et finira par devenir pour les générations suivantes PISSINIER ou PISSENIER.

François Joseph est maître maçon. Il épouse Marie Claude DUPONT le 27 novembre 1692 à Condé, avec qui il aura cinq enfants : Jean Baptiste François (1693-1701), Marie Joseph (1696-1749), Catherine Joseph (1698-1722), Philippe François Joseph (1700-1776) et Marie Catherine (1702-<1705).

Marie Claude DUPONT décède le 4 novembre 1702, quelques mois après avoir donné naissance à son dernier enfant.

Son contrat de mariage avec Marie Joseph LEROY

Veuf avec de jeunes enfants, François Joseph décide de se remarier avec une jeune femme nommée Marie Joseph LEROY. Née le 13 avril 1681 à Condé, elle est fille d’Etienne, également maçon, et de Marguerite AUBERGON.

Mais cela ne se fera pas sans un contrat de mariage ! C’est chose faite le 21 août 1705 :

« Entre François Pissenier maistre masson veuve en premiere nopce de Marie Glaude Dupont demeurant en cette ville, assisté de Jean Pissenier mre marechal demeurant aud lieu son frere d’une part, et Marie Joseph Le Roy assistée de Estienne Le Roy et Margueritte Aubergon ses père et mere demeurans aud Condé d’autre part »

Une des premières clauses du contrat vise à protéger les enfants du premier lit de l’époux. En effet, « ledit Francois Pissenier a declaré avoir retenu de son premier mariage trois enfans appelés Marie Joseph agée de dix ans, Catherinne Joseph agée de huit ans et Philippe Pissenier agé de six ans ou environs. » Ils recevront pour leur fourmourture 20 livres Hainaut chacun. Mais si le maisné Philippe décidait de lever sa maisneté mobilière, il serait alors privé de cette somme ; le cas échéant, la maisneté sera levée suivant l’inventaire des meubles réalisé pour cela. La future épouse s’oblige « de nourir et allimenter lesd enfans jusqu’à l’age de quinse ans et que lors elle sera obligée de donner ausdittes deux filles chacun un matelat et chacun deux paires de draps.« 

En ce qui concerne la future épouse, « Estienne Le Roy son père a promis luy donner en avancement du present mariage un bois de lit sa garniture, lit de plumes, un travers, un oreillier, couverte, une paire de draps, un coffre, un chaudron et quatre grands plats d’estain » qui lui demeureront affecté comme douaire. Le dernier vivant sera héritier de tous les biens meubles.

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Contrat de mariage PLISCINIER-LEROY à Condé – 1705 – AD59

L’inventaire

Six jours plus tard, le 27 août 1705 (après le contrat mais avant le mariage), François PLISCINIER fait donc réaliser un inventaire de ses meubles « pour sur iceux faire par son maisné enffans relief de sa maisneté meubiliaire.« 

L’inventaire se fait dans la cuisine, où se trouvent divers ustensiles de ménage. A côté des traditionnels chaudrons, casseroles, marmites, pots, plats et assiettes, on peut remarquer entre autres : une crémaillère assez forte et marquée, un chandelier d’étain, deux escabelles, deux poêlons jaunes de cuivre dont un avec des pieds, un réchaud de cuivre, un benoissier d’étain, un moutardier d’étain, un pot à huile de galère, une lanterne, une salière de bois, un marteau, un petit miroir, trois petits tapis, un saloir, une barre de chêne à pots et un tonneau à farine, mais aussi plusieurs petits tableaux de papier.

Le couchage est constitué d’un lit de plume, un travers et deux oreillers, un autre petit lit et travers, deux matelas, deux couvertes (une jaune et une verte), trois paillasses, un châlit monté en lit de chambre, un banc à coucher, et un bois de lit de chêne garni de serge verte. Sans oublier un pot de chambre à petit bord !

L’inventaire continue avec le linge de maison : huit paires de draps (tant méchants que bons), trois nappes, douze serviettes, dix taies et un petit sac. On notera enfin un certain nombre de meubles : une armoire et un petit coffre de bois blanc, une petite table de chêne carrée, une maie, une dresse à deux portes et sa barre, un coffre fort de chêne, six chaises de paille, une table ronde de chêne pliante, deux bancs et un porte-manteau.

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Inventaire des meubles de Jean PLISCINIER à Condé – 1705 – AD59

Le mariage

François Joseph PLISCINIER et Marie Joseph LEROY peuvent donc se marier, une fois les bans publiés, le 13 septembre 1705 à Condé :

1705-09-13 mariage Pliscinier-Leroy
Mariage PISSINIER-LEROY à Condé – 1705 – AD59

« Le 23 aoust 1705 : en pnce de Jacques Francois Dupont, Jacques Guillaume, et autres, les contractans aÿant declaré leurs qualités être celles de masson et de fille de masson sont fiancés
François Pliscinier
Marie Josephe Leroÿ
Le premier ban publié     le 23 aoust
Le second                          le 24 aoust
Le 3e                                  le 30 aoust
Controllé 12 septembre
Et sont éposés le 13 7bre 1705 : en pnce d’Estienne Leroÿ, Pierre Déspré, et Philippe Duhot tess »

Le couple aura neuf enfants : Jacques François Joseph (1706-1773), François Martin (1708), Mathias Joseph (1709), Marguerite Joseph (1711), Marie Joseph (1713), Marie Catherine (1715), Anne Angélique (1716), Pierre François (1718-1722) et Jeanne Françoise (1720-1722).

Epilogue

Marie Joseph LEROY, la seconde épouse de François, décède le 8 février 1729 à Condé, à l’âge de 47 ans. Lui s’éteindra presque exactement un an plus tard, le 5 février 1730, à l’âge de 75 ans environ.

1730-02-05 décès Pliscinier François
Décès de François PISSINIER à Condé – 1730 – AD59

« François Pliscinier agé de septante cinq ans maitre masson de son stile decedé le cinq inhumé le six dans le cimetier« 

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