Fruitiers à Paris (2/3) : Jean Nicolas DALLEMAGNE et Marie Marguerite Rose LUCAS

Voici le deuxième article de la série consacrée à mes ancêtres fruitiers à Paris : après Jean Paul François DALLEMAGNE, je vous parle de son fils Jean Nicolas… et de sa succession un peu (très ?) mouvementée !

Une enfance parisienne

Jean Nicolas DALLEMAGNE naît le 16 septembre 1818 à Paris, au 4 rue Verderet (disparue lors de la percée de la rue Turbigo, elle reliait la rue Mauconseil à la rue de la Grande Truanderie), de Jean Paul François DALLEMAGNE et Clotilde Adélaïde CAFFIN.

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Naissance de Jean Nicolas DALLEMAGNE à Paris – 1818 – Etat civil reconstitué – FamilySearch

Il vit à Paris jusqu’au décès de son père en 1832.

La parenthèse conflanaise

Quelques années après avoir perdu son père, Jean Nicolas part avec sa mère vivre à Conflans-Sainte-Honorine (78), ville d’origine de ses parents, où il devient menuisier.

Il y épouse Marie Marguerite Rose LUCAS le 26 avril 1838, sans contrat de mariage. Celle-ci est née à Conflans le 14 janvier 1820, mais elle réside avec ses parents Pierre Louis Germain, fruitier lui aussi, et Marie Marguerite DALLEMAGNE à Paris, au 25 rue de la Chanvrerie (disparue lors de la percée de la rue Rambuteau, elle reliait la rue Saint Denis à la rue Mondétour).

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Mariage DALLEMAGNE-LUCAS à Conflans-Sainte-Honorine – 1838 – AD78

De retour à Paris

Le couple s’installe à Paris, au 50 rue Montmartre puis au 6 rue des Deux Portes Saint Sauveur, où Jean Nicolas devient fruitier à son tour comme l’était son père. Ils auront deux fils, Paul (1840-1868) et Nicolas Théophile (1843-1898).

Le 23 septembre 1842, le couple passe un bail devant Me DEFRESNE substituant Me DESPRET, pour la maison située au 6 rue des Deux Portes Saint Sauveur (aujourd’hui rue Dussoubs) qu’ils occupent alors déjà.

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Le n°6 rue des Deux Portes Saint Sauveur et l’entrée du Passage du Grand Cerf – Google Maps

« A comparu Mr Jacques Louis Thevenier, régisseur du passage de l’ancien Grand Cerf, demeurant à Paris dans led passage maison n°8, agissant comme mandataire de Mme Marie Jeanne Augustine Monier, épouse de Mr Jean François Couverchel propriétaire, demeurant à Paris rue du faubourg Poissonnière n°14, agissant en qualité de légataire universelle de Mr Isidore Marie Monier, son frère germain« 

Un bail est accordé pour neuf années qui commenceront le 1er octobre 1842 et finiront le 1er octobre 1851 à « Mr Jean Nicolas Dallemagne, md fruitier, et à De Marie Marguerite Rose Lucas, son épouse, […] demeurant ensemble à Paris dans les lieux ci-après désignés, […] une boutique, une arrière-boutique, une chambre au premier étage au-dessus de la boutique, un petit cabinet à gauche en entrant dans la chambre, le tout fesant partie de la maison n°6 dépendant dud passage de l’ancien Grand Cerf, sise à Paris rue des deux Portes St Sauveur, plus une cave sous lad maison, avec le droit d’aller puiser de l’eau pour leur usage habituel, sans y comprendre celle qui sera nécessaire pour faire des lessives ou blanchissages, à la pompe n°1er cour n°1er. »

Le loyer annuel est fixé à 735F, « y compris cinq centimes  additionnels par franc aussi annuellement pour gages de portier, éclairage, nettoyage du passage, et entretien de la pompe. » Une somme de 367F 50c est versée à titre de loyers d’avance.

Le couple DALLEMAGNE s’engage sur un certain nombre de points, à savoir : y exercer l’état de marchand fruitier seulement ; garnir et entretenir les lieux ; laisser faire les grosses réparations qui s’avéreraient nécessaires ; ne faire aucun étalage de marchandise qui dépasse la devanture ; ne pas changer la forme ou couleur de la devanture ; ne pas faire entrer dans le passage après 8h du matin en été et 9h en hiver, leurs provisions de bois, charbons, vins encerclés, et autres ; ne pas établir de poêle ou cheminée sans le consentement écrit de la propriétaire, et faire le ramonage de ceux qui existent deux fois au moins par an.

Décès et inhumation

Jean Nicolas DALLEMAGNE décède à son domicile le 18 mai 1849, à l’âge de 30 ans seulement.

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Décès de Jean Nicolas DALLEMAGNE à Paris – 1849 – Etat civil reconstitué – FamilySearch

Il est inhumé au cimetière de Montmartre le lendemain 19 mai 1849 :

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Registre d’inhumation de Montmartre – 1849 – Archives de Paris

Inventaire après décès

Un inventaire après décès est réalisé le 28 juin 1849 par Me JOZON : la veuve, Marie Marguerite Rose LUCAS, « fruitière demeurant à Paris rue des Deux Portes St Sauveur n°6 » , est présente à la fois au titre de la communauté de biens qui existait avec son mari et comme tutrice de ses enfants Paul et Nicolas Théophile. Elle est accompagnée de son beau-frère Vincent Nicolas CLAIRBAUT, fruitier demeurant à Paris rue St André des Arts n°79, qui a été élu subrogé tuteur des enfants suite à un conseil de famille qui s’est tenu devant le juge de paix du 5e arrondissement de Paris le 16 juin 1849.

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Inventaire après décès DALLEMAGNE – 1849 – CARAN

La maison

L’inventaire commence « dans une pièce servant de chambre à coucher située au premier étage de la d maison, éclairée par deux fenêtres sur la rue et dépendant de la boutique dont il sera ci après parlé. » Il est intéressant de constater que le commissaire priseur commence par décrire la décoration, ce qui permet de tout de suite se sentir chez soi : quatre gravures encadrées, une petite glace, une petite pendule et un bronze sur socle de bois noirci et sous globe !

On découvre ensuite dans la pièce une table ronde en noyer, une chaise foncée de paille, une table de nuit et deux couchettes garnies (une en fer et une en noyer). Dans une armoire en noyer, on trouve draps, couverture, chemises, mouchoirs, torchons, tabliers, blouses, pantalons, robes et jupons. L’armoire contient également une tunique de la garde nationale (ce qui pourrait indiquer que Jean Nicolas DALLEMAGNE a effectué son service militaire ?), une redingote, deux habits et un pantalon en drap bleu, ainsi qu’une seringue en étain et deux petits oreillers d’enfant.

L’inventaire continue « dans un cabinet éclairé par une fenêtre sur l’escalier de lad maison » où se trouve un lit de sanglin garni et un buffet en noyer.

Au rez-de-chaussée se trouve une pièce qui sert de cuisine. On y trouve un poêle en faïence, une petite table en bois blanc et trois chaises, ainsi que divers ustensiles, allant de la poêle à frire aux casseroles en passant par des lots de poterie et verrerie. A noter enfin un lot de chaussures !

S’ensuit l’inventaire des quelques bijoux et argenteries : une timbale en argent (74g), une chaîne en or, deux clefs et un coulant (52g), une montre en mauvais état et deux petits boutons de chemise en argent doré avec une petite chaîne.

Le mobilier est estimé à 458F 60c.

La boutique et le fonds de commerce

Après avoir inventorié leurs biens personnels, il est procédé à « l’estimation des ustensiles et marchandises, se trouvant dans le fonds de commerce de marchand fruitier exploité à  Paris rue des Deux Portes St Sauveur n°6. »

Les ustensiles sont constitués d’un couteau à hacher et son billot, un chaudron en cuivre rouge, un écumoire et deux passoires, deux chaudrons en cuivre jaune, cinq grands pots en grès, un fourneau à faire cuire les pommes, un pot à beurre, une paire de balance en cuivre et une série de poids, deux cents pièces de poterie et faïence neuves, ainsi qu’un lot de planches et paniers.

Les diverses marchandises ne sont pas détaillées, mis à part dix kilos de beurre frais.

Le tout est prisé pour 141F.

Reste à estimer « le d fonds de commerce avec la clientelle et l’achalandage y attachés » : « après avoir pris connaissance des conditions de la location des d lieux sus désignés et d’après les renseignements à eux fournis sur l’importance du fonds de commerce ensemble des affaires et des frais et dépenses » , les experts l’estiment à 500F.

Les papiers

L’inventaire ne reprend que le 6 août suivant avec les papiers (partie toujours plus qu’intéressante pour nous généalogistes). Sont listés :

  • une expédition de l’acte de mariage de M et Mad DALLEMAGNE. La veuve déclare qu’il n’a pas été fait de contrat ; qu’ils ne possédaient alors aucune valeur mobilière ; que M. DALLEMAGNE n’a recueilli ni succession ni legs ; qu’elle même n’a recueilli que la succession de son père, Pierre Louis LUCAS, rentier à Conflans-Ste-Honorine, liquidée le 30 juillet 1847 devant Me HANRIOT.
  • un extrait de l’acte en question, portant liquidation de la communauté et de la succession LUCAS, donation par la veuve à ses enfants et partage des biens. Il en résulte que Marie Marguerite Rose LUCAS a hérité de 7659F 57c, en deniers, créances et rentes.
  • l’expédition du bail de la maison et boutique passé le 23 septembre 1842 au profit de Marie Jeanne Augustine MONIER épouse COUVERCHEL.
  • une quittance de loyer, pour les deux termes échus en janvier et avril dernier. La veuve confirme qu’au décès de son mari, ils ne devaient que le terme courant du loyer.
  • une sommation de payer les contributions et patente s’élevant pour l’année 1849 à la somme de 52F 65c (encore due au jour de l’inventaire).
  • Deux bulletins de négociation en bourse, concernant la vente au cours du 19 mai 1849 de vingt actions du chemin de fer de Paris à Strasbourg (pour 2375F) et de dix actions du chemin de fer de Marseille à Avignon (pour 2050F). Les fonds correspondants ont été encaissés par la veuve après le décès de son mari.
  • La copie d’une inscription de rente 5% au grand livre de la dette publique de la somme de 875F, inscrite au nom de CAFFIN Clotilde Adélaïde veuve DALLEMAGNE, et ses enfants Jean Nicolas et Clotilde Joséphine, provenant de la succession de Jean Paul François DALLEMAGNE, père du défunt. Les arrérages de la rente en ont été répartis entre eux au fur et à mesure de leurs échéances.

Enfin la veuve DALLEMAGNE déclare qu’au décès de son mari il existait en deniers comptants une somme de 200F.

Les déclarations

La communauté avait une dette de 92F 53c envers Mr AUBE, entrepreneur de peintures demeurant rue Beaurepaire n°24, pour travaux faits dans la boutique.

Les frais funéraires et de dernière maladie s’élèvent à 489F, à savoir : 33F au medium ; 136F à l’administration des pompes funèbres ; 60F à l’église Ste Eustache ; 20F à la garde-malade ; 70F pour diverses dépenses occasionnées par le décès ; 50F au cimetière pour concession de terrain ; 120F au marbrier. A quoi viennent s’ajouter les frais de deuil de la veuve et de ses enfants pour une somme de 150F.

Pour finir, la veuve DALLEMAGNE déclare que ses enfants lui doivent la somme de 25F, pour le coût de la délibération du conseil de famille.

« Ce fait les objets et papiers compris au présent inventaire sont du consentement de Mr Clairbaut subrogé tuteur demeurés en la garde et possession de Mad Ve Dallemagne qui le reconnait et s’en charge pour les représenter quand et à qui il appartiendra »

Une veuve volage ?

Marie Marguerite Rose LUCAS se remet en couple avec Jean Baptiste Antoine Eugène JOLY, avec qui elle a un fils qui naît à Paris le 2 janvier 1853, prénommé Eugène Marie (1853-1892). Et c’est à partir de ce moment que ça se complique !

Elle vend le fonds de commerce le 31 mai 1853 au sieur François LECHASSEUR pour une somme de 1600F, et démissionne de sa fonction de tutrice légale le 16 avril 1855 au profit de son beau-frère Nicolas Vincent CLAIRBAUT.

C’est sans doute peu après qu’elle part pour Grenoble (38), où le couple se marie le 12 février 1862. Son mari M. JOLY, qui est gantier ou dresseur de gants, en est originaire. Rose est devenue couturière de gants et réside rue Villars à Grenoble.

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Mariage JOLY-LUCAS à Grenoble – 1862 – AD38

Le compte de tutelle de M. CLAIRBAUT

Le 11 août 1864, Vincent Nicolas CLAIRBAUT, le beau-frère de Jean Nicolas DALLEMAGNE, rentier à Conflans-Sainte-Honorine, comparaît devant Me BESNUS pour établir le compte de tutelle de « Mr Nicolas Théophile Dallemagne, son neveu, demeurant à Paris rue Sainte Marguerite n°25. »

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Compte de tutelle CLAIRBAUT-DALLEMAGNE à Conflans-Sainte-Honorine – 1864 – AD78

L’exposé

Son exposé est le suivant (et il n’est pas tendre avec la mère) : Nicolas Théophile et son frère Paul étaient mineurs lors du décès de leur père. Il a été nommé tuteur des enfants par délibération d’un conseil de famille qui s’est tenu le 16 avril 1855 devant le juge de paix de l’ancien cinquième arrondissement de Paris, « en remplacement de madame Ve Dallemagne leur mère, qui avait donné […] sa démission de tutrice légale de ses enfans. »

Cette dernière « n’a rendu aucun compte de son administration au comparant, mais elle lui a remis seulement pour subvenir aux premières dépenses desd mineurs, un extrait d’inscription de 171F de rente 4,5% sur l’Etat français. »

Et voilà le passage le plus à charge : Mme DALLEMAGNE, la mère des mineurs, « a conservé le mobilier prisé en l’inventaire, dont elle n’a jamais rendu compte de la valeur » , elle « a vendu seule le fonds de commerce de fruitier qu’elle exploitait avec son mari à l’époque du décès de ce dernier, pour un prix qu’il ne peut indiquer mais que lad dame a encaissé seule » , elle « a encore touché tant en son nom que comme tutrice de ses enfans, aux termes d’une quittance passée le 13 février 1852 des sieur et dame Leprince, une somme de 3500F. » « Clairbaut ajoute que mad veuve Dallemagne ayant abandonné ses enfans, il a employé à leur entretien lesd arrérages qui n’étaient que bien justes suffisants pour y subvenir ainsi qu’il résulte du compte qui va être établi. »

Le compte de tutelle

Suit le compte de tutelle à proprement parler, que je ne détaillerai pas, c’est bien trop fastidieux. Il en résulte que les recettes s’élèvent à 1802F 75c pour arrérages des différentes rentes. Quant aux dépenses, entre les coûts des conseils de famille et actes notariés, les frais (nourriture, logement, linge, école, entretien, argent remis, voyage, hôtel), les soultes de conversion des rentes et les frais liés au décès de la grand-mère, elles s’élèvent à 1671F 14c.

Monsieur CLAIRBAUT se trouve donc comptable de 131F 61c envers son pupille, « Monsieur Nicolas Théophile Dallemagne, ci-dessus nommé imprimeur sur papier peint, demeurant à Paris rue Sainte Marguerite Saint Antoine n°25. » Il lui remet la somme le 22 août 1864, après approbation pure et simple du compte de tutelle.

Le frère de Nicolas Théophile, « M Paul Dallemagne, garçon marchand de vin demeurant à Clichy la Garenne, route d’Asnières n°22 » est lui aussi présent. En effet, M CLAIRBAUT a aussi été tuteur de Paul, et même si le compte de tutelle a été clôturé devant Me SEBERT le 13 mars 1861, il a continué à encaisser les arrérages des rentes et à avancer de l’argent pour lui. Au bilan, c’est Paul qui remet à son oncle une somme de 14F 92c, le libérant ainsi de ses obligations de tuteur.

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Arrêté du compte de tutelle (signatures) – 1864 – AD78

La clôture de la succession

Il est temps de finir de régler la succession, et il semble que M. CLAIRBAUT ait fini par convaincre sa belle-sœur de mettre ses affaires en ordre.

La procuration

Marie Marguerite Rose LUCAS, veuve DALLEMAGNE et épouse JOLY, vit à Grenoble, elle passe donc une procuration pour se faire représenter le 8 novembre 1864.

« Mr Jean Baptiste Antoine Joly, ouvrier gantier et dame Marie Marguerite Rose Lucas, son épouse […] demeurant ensemble à Grenoble, rue Mably n°1, la dame veuve en premières noces de Mr Jean Nicolas Dallemagne » constituent pour leur mandataire spécial « Mr Nicolas Vincent Clairbaut, leur beau-frère, rentier demeurant à Conflans Ste Honorine » afin de présenter le compte de tutelle qu’elle doit à ses enfants et de procéder à la liquidation et au partage de la communauté et de la succession de son premier mari.

La liquidation de la communauté et de la succession, et le compte de tutelle

Nicolas Vincent CLAIRBAUT a donc enfin tout en main pour comparaître le 5 décembre 1864 devant Me BESNUS à Conflans, avec ses neveux « Monsieur Paul Dallemagne, garçon de salle demeurant à Paris rue des Petites Ecuries n°5 » et « monsieur Nicolas Théophile Dallemagne, soldat au cinquante troisième régiment d’infanterie de ligne, résidant en ce moment au dépôt de Saint Germain en Laye. »

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Succession DALLEMAGNE à Conflans-Sainte-Honorine – 1864 – AD78

Je ne vais pas rentrer ici dans les détails de la liquidation de la communauté et de la succession de M. DALLEMAGNE, mais seulement vous les résumer brièvement.

En ce qui concerne la communauté : la masse active est constituée du mobilier compris dans l’inventaire, des capitaux et arrérages des diverses rentes, d’un remboursement de créance, du prix du fonds de commerce, des actions des chemins de fer, le tout pour un montant de 18949F 65c. La masse passive est constituée des reprises de Mme JOLY, du prorata de loyer, des contributions et dettes, des soultes de conversion de rentes, des indemnités de logement et de nourriture « à laquelle mad Joly a droit en vertu de l’article 1465 du code Napoléon » et des frais d’actes, pour un total de 3045F 53c. L’excédent se monte donc à 15904F 12c dont moitié revient à Mme JOLY et moitié à la succession.

Au bilan, les deux enfants héritent des différentes rentes, et leur mère leur reverse une somme de 201F 98c. Le compte de tutelle sera approuvé définitivement  le 16 décembre 1864.

Epilogue

Marie Marguerite Rose LUCAS décédera à Grenoble le 23 octobre 1876 à l’âge de 56 ans. Je ne cacherai pas que cet épisode ne m’a pas laissé une impression très positive sur elle… Son mari M. JOLY y décède le 8 février 1885 à l’âge de 63 ans.

Quant aux deux fils DALLEMAGNE, je vous ai déjà raconté leurs destins dans deux précédents articles : Paul et Nicolas Théophile.

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6 réflexions sur “Fruitiers à Paris (2/3) : Jean Nicolas DALLEMAGNE et Marie Marguerite Rose LUCAS

  1. Bonjour Christelle,
    Quelle aventure que cette succession ! Je comprends, à la lecture de ton article, que tu n’aies pas un regard très positif sur les agissements de Marie Marguerite Rose LUCAS.
    Voilà en tout cas un beau travail d’enquête qui a permis de mettre en lumière que dans certains cas, la vie de nos ancêtres n’a pas été si exemplaire que cela… même s’il est difficile de pouvoir les juger aujourd’hui.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Sébastien pour la lecture et le commentaire. En effet cette succession est assez épique.
      La situation me touche d’autant plus que je connais le triste destin des deux fils du couple : aucun des deux ne se mariera. L’un est peut-être mort trop jeune, mais l’autre a bien vécu en couple pendant des années avec la même femme… Je ne peux m’empêcher de penser que la situation familiale difficile (traumatisante ?) qu’il a connue dans son enfance n’y est pas pour rien.

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