Y comme « Y’ faisaient quoi ? » : les métiers de nos ancêtres

Le thème de ce challengeAZ 2018 est ma branche morvandelle. Pour cette lettre Y, je vais vous parler des métiers de mes ancêtres.

Le Morvan est toujours aujourd’hui une région rurale. C’était d’autant plus vrai à l’époque de nos ancêtres, comme on peut le voir d’après les métiers qu’ils exerçaient.

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Le top 10 des métiers de ma branche morvandelle

En faisant l’exercice de catégoriser les métiers par secteur d’activité, comme l’a fait Elise dans son blog « Auprès de nos Racines » (j’ai juste adapté légèrement les catégories pour qu’elles collent mieux à mon cas), on retombe bien sur le secteur de l’agriculture, qui occupe les trois quarts de mes ancêtres morvandiaux.

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Agriculture

Commençons donc par les métiers de l’agriculture :

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Les métiers de l’agriculture

Ce secteur est dominé par les laboureurs. Ce statut désignait un paysan qui possédait des terres, les cultivait avec au moins un attelage et parvenait à en vivre.

Ensuite viennent les manouvriers et journaliers, qui, plus pauvres, devaient louer leur force de travail pour survivre. Ils subsistaient généralement grâce aux travaux agricoles divers, c’est pourquoi je les ai mis dans cette catégorie, ce qui n’exclut pas qu’ils pouvaient également travailler dans d’autres secteurs comme l’artisanat.

Propriétaires et cultivateurs sont des termes que l’on retrouve principalement après la Révolution, contrairement à celui de laboureur qui est plus commun sous l’ancien régime.

Les métayers et les fermiers exploitaient respectivement une métairie ou une ferme : ils exploitaient les terres d’un propriétaire, qu’ils rétribuaient avec une portion de leurs récoltes pour les premiers ou avec un loyer pour les seconds.

Le vigneron se passe d’explication, et le bouvier a été traité en lettre B.

Commerce et alimentation

Le deuxième secteur est celui du commerce et de l’alimentation, avec principalement des marchands et des meuniers.

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Les marchands étaient généralement d’un niveau social aisé : ils s’alliaient souvent à des notaires, chirurgiens, huissiers, etc.

Le facteur était celui qui, dans le commerce, était chargé de quelque négoce pour le compte d’un autre.

Le cabaretier est le tenancier d’un cabaret (où l’on vendait le vin « à l’assiette », c’est-à-dire accompagné de nourriture).

Le boucher est un artisan chargé de la préparation et de la vente de la viande (boeuf, veau, mouton, volaille). Le commerce des viandes de porc est traditionnellement réservé aux charcutiers.

En ce qui concerne les meuniers, je vous renverrai à l’excellent ChallengeAZ 2018 de Sylvie et Raymond DEBORDE.

Artisanat

Le secteur de l’artisanat (au sens large, vu que j’y ai aussi inclus les bûcherons, ce qui est discutable) est relativement peu représenté dans ma branche morvandelle, par rapport à ce qui peut être le cas sur d’autres branches.

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On y retrouve les métiers du textile (tisserand, tailleur d’habits), du bois (charpentier, charron, bûcheron, tonnelier) et les maréchaux-ferrants.

Pouvoir et ordre

La catégorie pouvoir et ordre regroupe les quelques gardes forestiers et notaires de ma branche morvandelle, ainsi qu’un pot-pourri de petits notables que l’on retrouve au XVIe-XVIIe siècle.

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Divers

Restent quelques ancêtres que je n’ai pu classer dans aucune des catégories précédentes.

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Mes ancêtres domestiques ne l’ont généralement été que temporairement : ils étaient placés dans une ferme ou une riche famille lorsqu’ils étaient en âge de travailler, accumulaient un petit pécule et, une fois mariés, s’installaient comme laboureurs ou manouvriers. La proportion de domestiques dans ma généalogie est sans doute à ce titre très sous-estimée : bien plus l’ont probablement été à un moment de leur vie, sans que cela n’apparaisse dans les actes qui sont arrivés jusqu’à moi.

Contrairement à ce que le mot évoque de nos jours, les chirurgiens étaient en fait des barbiers, qui effectuaient les saignées car ils possédaient des outils tranchants !

Les marguilliers et fabriciens étaient en charge des intérêts matériels de la communauté religieuse du village : c’étaient les intendants de la paroisse.

Enfin, les voituriers faisaient du transport de marchandises ou de personnes ; ils étaient souvent propriétaires de leur véhicule.

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3 réflexions sur “Y comme « Y’ faisaient quoi ? » : les métiers de nos ancêtres

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