V comme pension Viagère : François PERRIER à Montliffé

Le thème de ce challengeAZ 2018 est ma branche morvandelle. Pour cette lettre V, je vais vous parler de pension viagère.

Ce billet concerne mon ancêtre François PERRIER, né le 1er décembre 1717 à Montliffé, paroisse de Cervon (58), de Edmé et Marguerite PERRIER, laboureurs.

Il épouse en premières noces Françoise PARISOT, le 19 novembre 1742 à Cervon, qui lui donnera trois enfants : Philippe (1744-1781), Philibert (1747-1814) et François. Françoise PARIZOT décède le 16 mars 1749 à l’âge de seulement 24 ans.

Suite à son veuvage, François épouse en secondes noces Jeanne CHAPUIS, le 26 février 1759 à Cervon. Ils auront ensemble une fille, Marie (1760). Jeanne CHAPUIS décède à son tour le 10 avril 1769, à l’âge de 34 ans environ, laissant François veuf pour la seconde fois.

Le 9 novembre 1777, devant le notaire de Corbigny, François PERRIER abandonne ses biens à pension viagère à ses deux fils Philippe et Philibert. Il a alors 59 ans. Je vous résume ci-dessous le contenu de cet acte :

viager
Abandon à pension viagère par François PERRIER à ses fils – extrait – 1777 – AD58

François PERRIER, manœuvre à Monliffé, a déclaré que, son grand âge ne lui permettant plus de pouvoir cultiver le peu de biens qui lui appartient maintenant, que quand bien même il pourrait encore le cultiver, le produit ne serait pas susceptible de le sustenter, il requiert ses enfants d’accepter l’abandon qu’il entend leur faire par anticipation de succession, non seulement de tous ses biens immeubles, soit un bâtiment, cour, aisances, jardin, chenevière, prés, terres, bois, buissons, usage, passage, eaux, et cours d’eaux, mais encore de tous ses meubles, sous les conditions qui suivent :

 A la charge par ses enfants :

  • de s’obliger à payer toutes ses dettes et de faire en sorte qu’il n’en puisse être dorénavant inquiété ni recherché ;
  • de lui payer solidairement 14 boisseaux de seigle mesure de Lormes chaque année, ledit seigle bien vanné et étapé ;
  • un boisseau de navette aussi chaque année ;
  • de lui donner chaque semaine une demie livre de sel ;
  • de l’entretenir d’habillement de toutes espèces suivant son état.

Il jouira de l’Ouche de la Roche dont il fait maintenant du jardin jusqu’à son décès.

Il lui sera libre d’aller manger sa pension chez tel de ses enfants qu’il jugera à propos.

Philippe et Philibert PERRIER ses enfants, respectivement manœuvre à Montliffé et domestique à Villemolins, acceptent. Les biens fonds sont évalués à 580 livres et les meubles 72 livres ; la pension à 60 livres. Les biens n’étant pas en état de pouvoir produire cette somme chaque année, c’est par attachement singulier et reconnaissance que les fils veulent bien promettre à leur père cette pension.

Philippe et Philibert n’auront pas à payer longtemps cette pension viagère à leur père : François PERRIER décède un an plus tard à Montliffé, le 1er mars 1778, à l’âge de 60 ans.

 

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